CHAPITRE 6 – Existe (2017)

Tempête

 

D’un spectre tendre de l’enfance

Me tend en ses bras une intense

Et je ressent la lourde tristesse

Du temps qui blesse

 

Tirant le boulet d’une famille

D’une jeunesse bannit

Sortant sans se démasquer

D’un sourire épingler

 

Même en fuyant, se réfugiant

Dans de lointaines contrées

En pensées de soupirant

Cette ombre noire vient me hanter

 

Lundi 8h

 

Des nuages fanés

Aux mains déformées

Des ces jours insensés

Aux cauchemars éveillés

 

Tous ces regards

La mine hagards

Egaré

Des enfants effacés

 

Prison d’éducation

Pour faire taire

La jeunesse oserique

La rendant alcoolique

 

Et la grâce du matin

S’essouffle et se meurt

Dans un désert d’erreur

Errants aux yeux crevés

 

Butant entre les murs

A la vue aveuglée

D’un sombre futur

Souffle des suicidés

 

Sonnet du train

 

De la gare de Biarritz

Où la sonnerie retentit

Le train s’approche du quai

Ma vie dans un sachet

 

S’éloigner les montagnes

S’effaçant dans les vagues

Je longe l’Atlantique natale

Retour aux pointes de l’aval

 

Biarritz, ton soleil rose

Ton paysage écrit en prose

Tes habitants et ta beauté

Vont me manquer

 

Et dans dix ou trente ans

Je te trouverais en arpentant

Les étapes d’une vie de bohème

De banquière ou d’âme en scène

 

Ce train vers l’avenir incertain

Éclairé d’une lumière aveuglante

Pleine d’espoir et d’une rage battante

Dans la promesse de revenir enfin

















 

Printemps

 

Ma jeunesse hurle de partir

Et mes traits se tirent

Se taire

Et laisser le temps faire

 

Taire les abus, les ras-le-bol

Le silence est d’or pour ceux qui me tiennent au sol

 

Le point levé dans le cœur

Mais la tête baissé

Face à ce monde qui m’écoeur

Autant qu’il me soumet

 

Aurores d’un mardi

 

Et le froid revient

Brûlant à mes mains

Soleil du matin

Aux les vitres déteints

 

Ciel nuageux

Mon esprit brumeux

Seule je joue au jeu

Du poète amoureux

 

Pile ou face

 

Petit Angevin

Beau parleur aux mots bleus

Amateur amoureux

Dans mon monde cotonneux

Ta jeunesse provocante

Me ramène en ces temps

Liberté éloquente

Dans tes bras s’attardant

 

Busway

 

Femmes du busway

Femmes voilées, dénudées

jeans troués, apprêtées,

maquillées ou pressées,

réveillées, fatiguées,

sourires nantais, rennais,

venant d’autres contrées,

rencontrer ces femmes libérées.

 

Brûle

 

Tu m’aspires et m’inspire

Brûle mon cœur ardent

Et je rêve doucement

De paysages lointains

Vie tellement

Vie pleinement

Pas pour lui mais pour toi

Oublie toi dans ses bras

Pour une seconde ou mille ans

Pour mille fois amoureuse

 

Continue d’avancer

Au delà des sentiers

Chacun donnera un but

A sa vie sans retour

Et moi j’en ai choisi

Qu’il en sera l’amour

 

Il faisait sombre ce soir là

 

Enfant de ksos

Entretenu pas ces assoces

Des bons gens bien pensants

Pour se donner bonne conscience

 

Enfant du tramway

Dans la nuit esseulé

Ton regard crie à l’aide putain

J’comprends même pas ton pétrin

 

Et ce mec ce soir là

J’pensais qu’il voulais mes charmes

Il avait juste besoin de moi

Avant d’déposer les armes

 

Celle qu’il ne reconnaît plus

Pourtant qu’il a tant aimé

Sortant d’un squat déchu

Perdue et le bras piqué

 

Et ce mec là

Qui me disait « c’est comme ca »

La France est sombre ce soir

Droguée et en habits noirs

 

Beauté

 

Adorer cet être chancelant

L’empoignant, le mordant,

Cet être de chair et de sang

Cachant son fard, l’embrassant

 

De cette familiarité

Je la fait oublier

En soulignant dans un silence

Sa beauté dense

 

Oh beauté ! Écrivait Baudelaire

Me rappelant alors à ces amours amers

Et n’oublie pas, je suis folle à aimer

A aimer comme ça et à n’aimer que toi

 

Et ta peur du désir

Une sinécure, un point de brume

Désire moi comme en tes doigts

La fumé se consume

 

Qu’il est facile d’écrire d’amour

 

Qu’il est facile d’écrire d’amour

Alors je noircis les pages

De ces hommes et ces nuits de passage

Qui me ramène à lécume des jours

 

Et la musique soul

Dans la maison s’écoule

Des jours paisibles et radieux

Espérant qu’il devienne amoureux



 

Le vin de la pathétique

 

Le vin de la pathétique

Qui seule pleure l’amour déchu

S’attachant au charismatique

Se donnant toute impétue

 

Écrire beurrée

Triste esseulée

Et voilà une poète alcoolique

Dont la bouteille tournique

 

Chacun ses vices

Dévoué à son roi

Rêvé parfois de toi

Attenant à mes doigts

 

Mais mes peines et mon cœur saigne

De cette délicate ambroisie

Toi mon Bourgueil, seul qui daigne

Me ramener à cette accalmie

 

Auguste breuvage

Meilleure thérapie

Annonce au pressurage

Enfin une longue nuit

 

Marlboro Gold

 

La fumée me consume encore

Et devenu alors

Un de ces bons moments

Me ramenant en ces temps

 

Entre mes lèvres tirées

A force des baisés

Dangereuse nicotine

Qui doucement m’envenime

 

Et au son du piano

Repense à ton visage

A jamais gravé dans ma peau

Le jour où j’ai tourné la page

 

Je revis en âme sensible

Et vie tellement

Et vie pleinement

Dans ces atouts indescriptibles

 

Polaroid

 

Tu as toujours été là

Et dans ce cliché troublant

S’anime mon cœur maladroit

Qui doit t’oublier simplement

 

En voilà un amour impossible

Pourtant si doux et si sensible

Mais que serait-ce nos âmes ensemble

Que de tout faire que tout s’ébranle

 

Mon esprit sur la feuille glacée

Où restera à jamais

Notre amour calciné

Figé d’un triste aspect

 

Passion

 

Après une nuit

Vidée de son sommeil

J’entends l’âme du vin

Chanter dans les bouteilles

 

Finissons-en ennuis

Je veux vivre de passion

Et vivre pour le fruit

De cette divine boisson

 

Je veux parler le vin

Poème en robe ruby

Langage aux doux tanins

Graciles caudalies

 

Insomnie

 

Oh mes nuits insomniaques

Me font tourner la tête

Et à la tête du fiacre

Sommeil à tes obsèques

 

Et j’en reste fumeuse

Brumée et allumeuse

Drôle de bête enceinte

Par une de tes étreintes

 

Alors j’écris seulement

De ma fenêtre ouverte

Rêver de jours cléments

Que j’attendrais peut être

 

Alors j’écris salement

De mon esprit omerte

Souffre de mes penchants

Que l’insomnie s’arrête

 

La putain

 

La bière tiède pathétique

Cette envie de clope

Et ma vie de merde

Envie de mecs

Et de mes mecs

Ces deux hommes trop loin tous les deux

Je les veux tous les deux

Dans mes bras, dans mon lit

Caresser leurs cheveux

Ptite salope trise dont on profite

La fille paumée qu’on baise quand elle pleure

Qu’on console pour la toucher

Parce qu’une fille ça doit sourire

Ca doit être forte et surtout ça doit jouir

De la vie, du moment

Ce genre de fille à qui on ment

Pour caresser ses cuisses

Attraper ses cheveux

Sans tomber amoureux

Totalement ivre

T’aurais aimé

Qu’il reste avec toi

T’es ce genre de fille qui aime sans raison

Tu leur fait peur

Avec tes poèmes

Et à leur dire je t’aime

Tu les as fait s’enfuir

Ils aiment juste

A se laisser venir

Tais-toi en toi

Et brûlant dans tes bras

Tu resteras pour eux

Que cette putain avide

De leurs gestes perfides

 

Emmène moi vers un bel endroit

 

Je sais qu’on se connais à peine

Pas assez pour se dire je t’aime

Mais j’aimerais te prendre la main

Qu’il n’y ai plus d’hier ni de demain

Qu’on ai l’horizon pour chemin

Oh t’as déjà du entendre ce baratin

Mais avec toi c’est pas pareil

Quand je te vois ça m’émerveille

J’ai mes rêves qui se réveillent

De liberté juvénile

Tu dois me trouver puérile

Mais vas-y viens on s’en fou

On vit de rien

Que de la beauté du matin

T’achèteras une guitare

J’écrirais des chansons

Et on gueulera dans les boulevards

Pour gratter du pognon

On vivra comme un poème

Notre vie de bohème

Et on dormira sous les cieux

On ne mangera qu’un jour sur deux

Mais on s’en foutera

On fera l’amour

Et on se soulera

Autour d’un feu de joie

Le feu qui brûle en moi

Et qui veut vivre putain

Et on vivra tellement

Et on vivra

Dans ce monde qui n’existera

Que pour toi et moi

 

Mogwaï

 

Je ne sais plus dormir

Et je n’ai plus d’envie

Qu’à travers ton désir

Et partager tes nuits

 

Ta voix dans ma tête

Sex and cigarettes

Libérée

Et de pouvoir t’aimer

 

Je revis mon printemps

Sous le soleil d’automne

Honneur à mes vingts ans

Et dans tes bras saisonne

 

Un Dimanche après-midi

 

La lumière d’un ciel d’automne

Sur les pierres blanches

Dans tes rues vides saisonne

L’odeur du dimanche

 

Le château en splendeur

Majesté des oripeaux

Au calme des candeurs

Pataugent les oiseaux

 

Alors je me confond

Avec les feuilles de Prévert

Et résonne la chanson

En attendant l’hiver

 

Le vin des amoureux

 

Nos deux cœur enivrés

A l’ambroisie vermeille

Et à la nuit tombée

Aux rêves sans sommeil

 

Alcool de satin

Brûlant nos désirs

Glisse entre mes reins

Ôde à mes soupirs

 

Danse de la lie

Aux douceurs d’octobre

Jeunes et interdits

Dans ma petite chambre

 

Il est 5h, Nantes s’éveille

 

Premier jour de novembre

L’air est froid et tendre

Il est 5h, Nantes est levé

Et moi je vais me coucher

 

Un homme courait sur l’Erdre

Pour rattraper le temps

Pour éviter de le perdre

Moi je marchais lentement

 

Je suis amoureuse d’un clochard maman

De son sourire d’enfant

Il y a quelque chose dans son regard

Qui soigne mes coups de cafard

 

L’oiseau bleu

 

Plus loin de toi je me sens seule

Étancher mon ennui

A leur donner ce qu’ils veulent

Vils soirées d’une triste fille

 

A mes rêves d’aventures

Je cherche toujours l’être perdu

Pour partager mes fioritures

Un autre fou et invaincu

 

Et si je te dit d’aller te faire foutre

Et si je te dis que tu me manques

Je fait la danseuse sur la poutre

Risquant de tomber amoureuses

 

Peut être que ton regard me ment

Mais dans tes bras je le ressens

Au rythme de tes battements de leurres

Et à ma peau que tu effleures

 

Je ne mange plus, je fume

C’est à mes heures que tu embrumes

Les jours qui passent et se délaissent

Et à ton cœur qu’un rien ne blesse

 

Mes bêtises

 

Le froid au ciel et dans les feuilles

Crispent, apeuré que tu m’en veuille

De m’adonner aux doux désirs

Briser ce rêve d’appartenir

 

La lumière du soleil bas

Montre le monde comme une scène

Dans ton regard je me fait reine

Retourne asservie dans tes bras

 

Au prisme de l’antique animal

Sous les ténèbres qui s’amoncèlent

Je trouve la force en ce sang sal

De t’éloigner de mon esthète

 

Dimanche nantais

 

Belle nantaise au doux parfums

Sur tes rues où le soleil se noie

Mes mains s’épuisent par ton froid

Sur les pavés des rois éteints

 

Son des fontaines, Loire aux embruns

Crébillonons à Mauvoisin

Sur les marches du théâtre

Je meurs de ta beauté saumâtre

 

Les fenêtre des siècles achevés

Raconte les histoires de tes folles journées

Au soleil bas sur les pavés

Résonnent mes douces années

 

L’impériale place Royale

N’a jamais été aussi belle

Dans son soleil d’aval

A ces vasques ruisselles

 

Garçon aux yeux d’azur

Mignon tu me rejoignit

En mal d’écriture

Loin de ta Normandie

 

En me perdant dans ton silence

Je pris un passage secret

J’ai noirci ma page blanche

D’un Dimanche nantais

 

Cathédrale

 

Comme les nuages gris

Comme le temps et l’ennui

Comme les pierres d’histoires

Se peignent en œuvre d’art

 

Aux badauds sentinelles

A leurs voix se révèle

Une envie d’enivrer

Les rues et ses pavés

 

A la gargouille matador

Dans tes bras je m’adore

Pompant douce reine

De ton sang à tes gênes

 

J’attends qu’elle s’illumine

Ma ville aux splendeurs

Où les oiseaux dominent

De Pirmil à Shoelsher

 

Ville d’anarchiste

Rage altruiste

Dans tes rues grondes

La douce fronde

 

Concert

 

Bat dans mon cœur

Le rythme de sa voix

Et vrombissent les artères

Au Panonica

 

Aux nuits passées

De la chaude nantaise

Bière pressions, pressée

De sombrer dans tes braises

 

A cette fille

 

Les gens se regardaient dans le Busway

Le fil d’actualité et les actualités

Moi je contemplais le soleil dans tes cheveux bouclés

T’avais une beauté qui m’enivrait

Ça traduisait ta jeunesse, ça me rappelais la mienne

On ne se connaissais pas mais je voyais tes peines

Ton cœur en joie quand tu es montée dans le bus

T’avais ce sourire et t’es devenu ma muse

Parce que ça m’amuse de regarder les gens

Mais ton visage à toi, il était différent

 

Nostalgie

 

Je suis la feuille morte

Je suis la brise du vent

Je suis la foi dévote

Je suis les mots qui mentent

 

Mais pour toi, je suis ton choix

Je suis ta plume et ton aura

Et tu n’aura pas le choix

De me garder dans tes bras

 

Je suis l’amour et la tristesse

Et j’en ferai de ton ivresse

Tu me déteste et tu m’espère

Je suis la tendresse d’une mère

 

Je suis fragile et si forte

Je suis le rock inébranlable

Et je suis la feuille morte

Qui dans le vent se balade

 

Je suis les voiles et l’écume

L’horizon de tes voyages

Je suis le sable chaud des dunes

Et tes amours de passages

 

Je suis la route sans rivages

Je suis tes rêves et tes conquêtes

Je suis ces pierres sans âges

Et cette mélodie désuète

 

Je suis la fumée qui te consume

Je suis tes nuits et ton armure

Je suis tes plaisirs et tes brumes

Et a ton sang comme nourriture

 

Poème des douves

 

Nantes ma ville aux amours

D’Angers des détours

Et Biarritz, oh beauté

A tes rues ennivrées

 

Sur mes routes jeunesse

Brise au temps des cerises

Que mes chemins divises

C’est à mon cœur que rien ne blesse

 

A mes poèmes du train

A mes avenirs incertains

Où mes voyages dérivent

De l’Océan à tes rives

 

Je suis comme l’oiseau

Aux ardeures des châteaux

Là où l’air est bon et frais

Là où le soleil se plaît

 

Gallinacé de passage

Picorer la côte ouest

De mes souvenirs me restes

Mas amours paysages

 

Lettre à ma mère

 

Je voulais t’écrire maman

Parce qu’on se connaît depuis longtemps

Depuis vingt ans déjà

Et qu’on ne se comprend pas tant que ça

 

J’ai tes peines dans le sang

Et ta force dans le cœur

Dieu que c’est angoissant

Que tu n’approuves mes peurs

 

Tu as la beauté de l’automne

Et sans le vouloir vraiment

Tu nous as légué tes feuilles mortes

On s’en ai sortit grandissants

 

J’ai été si coriace avec toi

Qui ne voulais que mon bien pourtant

Je voulais te dire pardon maman

D’avoir voulu jouer l’enfant roi

 

Je voulais te dire je t’aime maman

Parce que tes yeux n’ont jamais fait semblants

De me dire « Je t’aime, évidemment »

Parce que tes mots ont toujours été bruts

 

Et si j’éclate les routines

C’est pour enfin faire

Que tu sois un jour fière

De ce qu’est devenu ta fille mutine

 

Generation Y

 

Allô maman, j’ai démissionné

Pourquoi ?

Parce qu’on est la génération Pourquoi

A se demander Pourquoi

Être obligé d’accepter

Alors j’ai tout envoyé chier

Parce qu’on sera des militants, des artistes et des poètes

Mais que jamais on ne se laissera enchaîner

On est la génération qui vous épuise

Qui vous fait peur

Parce qu’on est l’espoir de réussir

Ce que vous avez tenté

Au jolie mois de mai

Personne ne nous comprends

Mais personne ne nous entends

Quand on crie comme des sourds

La beauté de nos amours

Que le capital à fait le tour

Qu’il est temps de passer au prochain

Qu’on est près à descendre dans les rues

Pour bouleverser votre train-train

Parce qu’il est l’heure du changement

Du grand chambardement

Du bombardement

Au gouvernement

Vous faire quelque chose à bouffer

Pour vos programmes télévisés

Vendeurs de macabés en HD

Pirates de la culture

On baise l’académie française

Mais sur Youtube, on nous censure

Parce qu’un peuple instruit

Jamais ne sera soumis

Et vous l’avez bien compris

Jeunesse lève toi et danse avec la vie

L’écho de ta voix résonne dans les manifs

Fronde lève toi tes enfants ont grandis

Et construirons un monde alternatif

Les amoureux des quais

 

J’ai envie de toi jusqu’à l’ivresse

Dans tes bras sur les quais

Ton regard me disait

Que ton amour me blesse

 

Et tes mots en revolver

Nos corps se noyant dans la bière

Et à nos heures qui se consument

En enlaçant nos vies bitumes

 

Titi parisien, nantais aux parfums,

Je me suis sentie étrange

Quand tu m’a prise par la main

Et plongée dans tes songes

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