CHAPITRE 4 – On the road again

Bucolique

 

Un petit brin de soleil

Dans un jardin tacheté

De cerises vermeilles

Et à l’odeur sucrée

 

Une goutte de rosé

Ou se baigne une sauterelle

Se gratte le bout du nez

La jolie demoiselle

 

(certainement le poème le plus naze que j’ai pu écrire, veuillez m’en excuser, c’est pour la science)

 

X mas

 

Joyeux Noël

S’affiche dans les supermarché

Là où le bonheur

Est commercialisé

 

Sur les trottoirs claquent

Des talons Lamboutins

Mais jamais ça les frappent

Que toi tu meurs de faim

 

Quand les sapins se dressent

De milliards de dollars

Peu à peu s’affaisse

La vie des clochards



Le cimetière des éléphants

 

Un petit éléphant

Dont la trompe pend tristement

Traîne ses pattes usées

Dans le sable brûlé

 

Le désert silencieux

Au paraître sans terme

A l’horizon brumeux

Où erre le pachyderme

 

Les coups de soleil

De son cœur asséché

Lui ont coupé les ailes

Troubles animaliers

 

D’un éléphant rose

C’est un éléphant fou

Ivresse d’amour

C’est la métamorphose

 

La rage psychotique

Pèse sur son dos

Tristesse chronique

De l’éléphanteau

 

Il tombe à genoux

Sous le poids douloureux

Et meurt en restant

L’éternel amoureux.




The little spoon

 

De tes courbes incurvées

Transforme la lumière

En un monde déformé

Dans ton miroir de fer

 

Mes yeux hagard

Au précieux fasciné

De ton front argenté

Comme un oiseau avare

 

Dans ce dîner morose

Hypocrisie sincère

Je vois la vie en rose

Dans ma petite cuillère

 

Fragrance

 

Brise sur tes lèvres

Du parfum suave et sensuel

Fragrance pleine de Grasse

Délicate race

 

Flacons aux courbes angevines

Venu des fleurs divines

Terres né de passion

Des mains brisées de raison

 

Assouvissant les fantasmes charnels

A la bise des demoiselles

Frémissant la peau rosée

A l’odeur du musc boisé




 

Temps passé

 

Sur le papier glacé

Mon esprit figé

Dans le passé

Les soupirs de mes jours

Les débuts d’un amour

Souvenir mélancoliques

D’un été bucoliques

Années de fête et d’insouciance

La débauche au goût de démence

De ma jeunesse rebelle

Qui ne connaissait pas sa chance

Avant de se taire

Mais parfois dans ma chaire

Je l’entend chuchoter

Dangereuse paroles

Aux ailes brûlées

Me donnera la force

Des temps oubliés

De m’élever

 

Je t’écris maintenant

 

Ton sourire est le souvenir

Des nuits passé

 

A t’embrasser, à t’aimer

Comme tu m’aimais

 

Moments passés et fantasmés

Essuyant les regrets

 

Ton regard agacé, mon cœur brisé

Sont mes chaînes

 

D’une danse d’éther, l’angoisse m’entraîne

Dans la folie

 

Folle de toi, folle d’effroi

De te perdre à jamais

 

La bohème

 

Si j’étais artiste

Je peindrais des femmes androgynes

À leurs courbes, s’enveniment

Plantureuses et lèvres vermeilles

Celles qu’on aime

Dans leur chambre allongées

Dans l’intimité de leurs pensées

Moments volés, femmes fortes et égarées

Dans leur diversité

Je montrerais tout le soin qu’elle donne à leur allure

La beauté de leurs seins, Oh mes dames natures

Femmes ténébreuses, femmes créatures

Si fières d’être chimères, nous les femmes d’aventures

Aux hommes palissent des baisers d’Isis

Nymphes nues sous les pinceaux d’Hemera

A la toile d’éphèbe grisée d’obédience

A jamais figées en cette terrible instance

 

Black Butte

 

Monts d’argents

Des lacs aux douces abîmes

Où se baignent les oies canadiennes

Dans les bras des trois sœurs de l’Oregon

Se mêlent les brumes élégantes

Enlacés par les pins

Paysages sans âges

Dans ces cimes

A l’humanité inconnu

Donne un souffle ingénu

Au rock inébranlable



Repos

 

Après ces longues journées

Enfin je m’offre une douche

Et une fois le corps rapidement savonné

Alors je me lave les pieds

 

Divine abulation

De ce pieds corné

Éreinté, ébroué, déformé

D’avoir trop travaillé

 

Des talons tortueux

Aux sabots crasseux

Les petons maculés

Des ces œuvres à oeuvrer

 

Mes pieds

Qui tiennent jusqu’à la cime de mon corps

Trace mon chemin

 

Bise de la nymphette

 

Son regard consterné

A la lecture aux pages chiffonnées

Ses mains ridées

Malgré leurs prompte jeunesse

Moment absolu

Aux souvenirs perdus

M’emplissent de sa présence

A son inssu

Mon Herbert, ta Lolita

Devenue folle de toi

Te suivant aveuglément

Jusqu’au nouveau continent



 

5 rue Royale

 

Au paysage de ces montagnes roses

Je repense aux vitraux moroses

Des étés de mon enfance

Je ferme alors les yeux

Et les rouvrent assise dans l’herbe dense

De mon jardin, ancien haras

Dans l’ombre de ma maison imposante

Manoir hanté de mes pensées

Mon palais aux pierres argentées

Ses fantômes vivent en moi

Et je me balade en émoi

Dans ses pièces traduisant ma vie

Ma chambre de petite fille

Le salon au plafond boisé

L’odeur du feu de cheminé

Mes jeux, mes peines

Mes conneries, mon ennui

Tout alors s’enfuit

Dans des jours endeuillé

De mon passé taché

Et pourtant attachant

Et tachant

Ces combles où j’habitais

 

Spleen

 

Pourquoi t’as encore

Un verre à la main ?

C’est parce que j’était triste

C’est le vin des excurentriste

 

Quand le soir esseulée

Tu te sent menacé

Le vin réchauffe en vain

Ton cœur déchiré

 

Et tu repense à elle

Cette belle demoiselle

Cette blonde de velours

Qui t’a pris ton amour

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